Auteur Masculin

Les Décharnés - Paul Clément : une très bonne surprise !

18:11

Bonjour chez vous, 

Il y a quelques étés de ça j’ai dévoré pas mal de romans zombiesques : World War Z, le guide de survie en territoire zombie, Les faucheurs sont les anges, etc. et même un petit livre sociologique (excellent d’ailleurs) pour nous expliquer notre engouement pour ces créatures morbides.
Autant de lectures qui m’ont délicieusement plongée dans des mondes apocalyptiques. Une fois cette phase de lecture passée, je n’avais plus retrouvé de zombies parmi les livres que je selectionnais. Pourtant, il y a quelques semaines maintenant, j’ai eu une très bonne surprise, made in France s’il vous plait !

De quoi ça parle ?


Une journée de juin comme une autre en Provence. Blessé à la cheville, Patrick, un agriculteur de la région, asocial et vieillissant, ne souhaite qu'une chose : se remettre au plus vite pour retrouver la monotonie de sa vie, rythmée par un travail acharné. Mais le monde bascule dans l'horreur lorsque les automobilistes, coincés dans un embouteillage non loin de chez lui, se transforment soudain en fous assoiffés de sang... de sang humain. S'il veut survivre, Patrick doit non seulement faire face à ces démons qui frappent à sa porte mais aussi à ceux, plus sournois, qui l'assaillent intérieurement. Et si cette petite fille, qu'il prend sous son aile, parvenait à le ramener, lui, vieux loup solitaire, dans le monde des vivants ?

Autoédité, 320 pages


A première vue, « Les Décharnées » rassemble toutes les caractéristiques pour faire un bon roman de zombie : avec son personnage principal solitaire, l’enfant à protéger, la découverte d’une catastrophe humanitaire et la quête du meilleur moyen de survie. 

La plus grande originalité de cette histoire réside dans son cadre, le genre zombiesque regorge de références majoritairement américaines et il est assez rare de voir une histoire prendre place chez nous. Pourtant, l’action prend place ici en Provence, et je dois avouer que j’imagine sans mal les très beaux paysages de cette région envahis par des hordes de zombies rampants, se déplaçant sous un soleil de plomb avec pour seul bruits aux alentours que leurs grognements et les cigales.

Un très bon moment de lecture. J’ai aimé Patrick, cet agriculteur un peu bourru qui se retrouve contraint de quitter sa maison provençale et de prendre soin d’une petite fille qui a vu sa mère se faire dévorer par les zombies. Un personnage simple et agréable à suivre, plein de bon sens, d’intelligence et d’esprit pratique qui se débrouille presque trop bien dans cet univers zombiesque, lui qui n’a connu que la tranquillité de son exploitation depuis de nombreuses années. 

La dynamique qui naît entre lui et la petite Emma est touchante. Une relation qui par moment rappelle un peu celle du jeu « The Walking Dead » édité par Telltale Games. 

En soit l’intrigue n’apportera pas énormément de nouveauté quand on est déjà familier au genre. Le but de ce roman est d’abord de survivre, de trouver des signes de civilisation mais aussi de savoir vers qui se fier et d’apprendre à nos dépends que les zombies ne sont pas forcément les créatures les plus dangereuses pour l’homme. 
La fin de ce roman est presque inévitable et ne surprendra pas grand monde. Pourtant cette lecture nous accroche, nous captive et maintient notre attention jusqu’aux dernières pages. Je pense que c’est très certainement dû au charisme dégagé par son personnage principal. Je me suis immédiatement prise d’intérêt pour Patrick et pour ce qui allait lui arriver. L’auteur, Paul Clément, a le talent pour nous décrire la personnalité de son personnage, pour nous décrire l’environnement dans lequel il évolue et pour maintenir notre attention jusqu’au bout.


En bref :

Une découverte française pleine de qualités : des personnages attachants et une histoire touchante. Pas de surprise au niveau de l’intrigue mais on reste quand même jusqu’au bout pour la qualité de l’écriture ! 

Américain

La tour de Babylone - Ted Chiang : un recueil SF pointu !

17:00

Bonjour chez vous ! 

J'ai un plaisir assez coupable quand il s'agit de cinéma, c'est la science fiction. Ca me fait toujours rêvé de pouvoir me plonger dans un film qui imagine un futur possible, de voir des technologies imaginés par des réalisateurs de talents, de découvrir des mondes au delà de notre planète bleue. Pourtant la science fiction est un genre que je lis assez rarement. Surement parce que je préfère paresseusement qu'on me serve un super monde au cinéma plutôt que de faire l'effort de l'imaginer au travers d'un texte. 

Pourtant pour la chronique d'aujourd'hui nous allons parler futur, technologie et langage avec le recueil de nouvelle de Ted Chiang : "La tour de Babylone" !


Pas de résumé général pour cette chronique puisqu'il s'agit d'un recueil de nouvelle mais si vous vous lancer dans cette lecture sachez qu'il sait en majorité de nouvelles de sciences fictions qui prenne part dans un futur plus ou moins proche. Certains sont des dystopies, certains au contraires se passent dans un passé plus ou moins lointain. bref, chaque nouvelle est très différente et elles mériteraient presque toute un article à part entière tant elles ont leurs qualités et leurs défauts. 

Huit nouvelles dans ce recueil qui auront été toutes plus ou moins faciles à aborder pour moi. Car oui, Ted Chiang a un style assez particulier et une imagination débordante. Le texte est assez pointu et les connaissances scientifiques exposées au travers de ses nouvelles rendent par moment les histoires assez complexes à comprendre. 
Toutefois certaines ont été de vrais pépite d'ingéniosité. Avec pour chaque nouvelle une narration et un contexte différent, je me suis perdu à travers ce dédale d'histoires qui ont toute pour point central la communication et le langage. Que ce soit par les paroles, les gestes,  le visuel. Ted Chiang aborde la question des liens qui nous unissent ou qui pourraient nous unir à des êtres venus d'une autre planète. D'ailleurs, ce qui m'a motivée à lire ce recueil est la nouvelle "L'histoire de ta vie" qui a été adapté il n'y a pas très longtemps sous le nom "Premier Contact", film de science fiction qui frise le génie et que je vous recommande chaudement !


En bref :

Une lecture ardue par moment mais pleine de qualité qui plaira aux amateurs du genre. De la très belle science fiction qui fait rêver, qui inquiète et qui nous projets vers l'humanité de demain !



Américain

La 5ème vague - Rick Yancey : la nouvelle saga young adult adaptée

17:00

Bonjour chez vous !

Comme vous avez pu le constater en suivant le blog, mes deux dernières lectures ont été très différentes mais très spéciales à lire. Après avoir terminé "Orgasme" De Chuck Palahniuk, j'ai traversé une courte période de panne de lecture où je n'arrivais plus à commencer un livre. J'en ai commencé plusieurs sans jamais dépasser le premier chapitre. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte sur le blog car je programme souvent mes articles de manière à avoir suffisamment d'avance par rapport à mes lectures. Devant cet enlisement, je me suis alors tournée vers le Young Adult. Habituée à son style accessible pour les plus jeunes et son scénario construit pour avoir des rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine je me suis dit que c'était le genre idéal pour sortir d'une panne de lecture !

De quoi ça parle ?

La Terre doit faire face à une menace inédite : pire que la surpopulation ou le réchauffement climatique. Les extra-terrestre ont envahis la Terre et en plusieurs Vagues ils ont réduit l'humanité en une poignées de survivants. Cassie, une jeune ado de 16 ans survit toute seule dans les bois de peur de croiser les Autres. Toutefois si elle veut pouvoir retrouver son petit frère qui a été emmené par l'armée il va falloir qu'elle sorte de sa cachette pour se confronter aux dangers du monde extérieur. 

Publié chez Robert Laffont, dans la collection R, 602 pages. 




Ça faisait longtemps que j'avais envie de me lancer dans cette saga. Comme il s'agit d'une trilogie j'ai pris le choix d'attendre que la date de sortie du dernier tome approchait pour pouvoir commencer ma lecture et ne pas me retrouver frustrée à attendre plusieurs mois entre chaque livre. 

J'ai donc attaqué le premier tome avec beaucoup d'attentes et une pointe d'impatience et malheureusement l'engouement est vite retombé !
Déjà le livre fait 602 pages, et pour un premier tome c'est long. C'est très long même. Mais j'ai plutôt pas mal accroché au début de ma lecture grâce au personnage de Cassie. Comme le film est sortie il y a quelques mois, j'ai immédiatement imaginé Cassie sous les traits de Chloë Grace Moretz qui l'incarne dans l'adaptation. Cassie est une jeune fille intelligente et très sarcastique, ce qui me la rendue très vite attachante. J'ai beaucoup aimé suivre son évolution à travers l'histoire.
Seulement voila le premier problème du livre : l'histoire n'est pas centrée uniquement au point de vue de Cassie. Nous avons un autre personnage, "Zombie", un garçon du même âge qu'elle et qui doit faire face à la menace que représente les autres.

C'est un problème pour moi car j'ai eu beaucoup plus de mal à trouver un intérêt aux évènements que traverse Zombie et à m'attacher à ce personnage. De plus il y a un très gros déséquilibre entre les passages de Cassie et les passages de Zombie qui sont beaucoup trop nombreux à mon goût et qui m'ont apporté de vraies longueurs dans ma lecture.

Pour le reste et bien la nouvelle saga young adult n'a rien de bien exceptionnel. Ca se laisse lire mais ce n'est pas très surprenant. On retrouve le même genre de personnages secondaires qu'on a l'habitude de croiser partout et le dénouement n'est pas foufou. D'ailleurs je ne comprends pas l'idée d'étendre l'histoire sur trois tomes car une fois que j'ai terminé ce premier opus je n'ai eu aucune envie de poursuivre l'histoire. Même si les derniers chapitres ouvrent la porte à d'autres enjeux pour les autres livres, ça m'aurait fait plaisir de voir (pour une fois) une fin ouverte dans ce genre de bouquin.
Vous l'aurez compris, je ne suis donc malheureusement pas assez emballée pour me lancer dans les deux tomes suivants car je suis à peu près sûr que je les trouverai encore moins bon que celui-ci.


Un petit mot sur l'adaptation ? 

Une fois que j'ai terminé le livre je me suis immédiatement lancée dans le film.
Pour un blockbuster américain destiné aux ados, j'ai trouvé que "La 5ème vague" faisait un peu cheap dans sa réalisation. L'adaptation est relativement fidèle au livre même si le personnage de Cassie est beaucoup moins grinçante dans le livre. J'ai été déçue à ce niveau là car le personnage que j'aimais le plus dans le livre s'est retrouvé être une ado comme les autres et victime de ses hormones (vous comprendrez en lisant le livre ou en voyant le film). A part ça le film efface quelques incohérences du film mais survole quelques aspects essentiels dans le développement de ses personnages ou de l'intrigue autour des Autres.




En bref :

Un livre qui a quelques qualités mais que je n'ai pas apprécié plus que ça. Je me contenterai de ce premier tome et je jetterais un oeil aux suites quand elle sortiront au cinéma je pense. En tout cas, cette lecture aura eu le mérite de me sortir de ma panne de lecture.

Adaptation

Un livre un film #7 : Cloud Atlas

17:00

Bonjour chez vous !

Il y a très peu de temps sur le blog je vous parlais des adaptations de livres en série. Vous savez que c'est un sujet qui me tient beaucoup à coeur, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de vrai comparatif entre un livre et un film. Aujourd'hui je vous retrouve après la lecture d'un livre dont le film m'a énormément marqué !


De quoi ça parle ?
1850 : en plein océan Pacifique, Adam Ewing consigne son voyage dans son journal de bord. 
1931 : en Belgique, Robert Frobisher, futur prodige de la musique complètement fauché, propose ses services d'assistant à V. Arys, ancien musicien renommé. 
1976 : à Buenas Yerbas, Luisa Rey, jeune journaliste dans un journal de seconde zone, se retrouve à enquêter sur un complot nucléaire. 
2012 : en Grande Bretagne, Timothy Cavendish, éditeur, doit gérer l'étrange succès de son dernier auteur. 
2144 : Néo Séoul, Sonmi-451, serveuse chez Papa Song, échappe à son destin pour devenir la figure d'une révolution. 
2321, après la Chute : Zachry doit guider Meronym, une Presciente en visite sur son île, dans les montages à la recherche d'un ancien temple. 

Ils ne se connaissent pas et pourtant tout est lié. Absolument tout.

Publié aux éditions Point, 714 pages. 





Mon rapport au film : 

On m'a souvent dit que je savais bien vendre Cloud Atlas (le film). Je l'ai vu quelques temps après sa sortie en 2013. C'est le genre de film qui ne laisse pas indifférent avec son casting de luxe, ses images à couper le souffle et sa bande son digne des meilleures symphonies.
C'est un film aux allures de sagas, mais qui sait manier un très savant mélange des genres, à la fois historique, dramatique, comique. On passe de la science fiction au polar en passant par le récit post-apocalyptique. J'ai mis un peu de temps avant d'apprivoiser ce film. J'ai bien dû le revoir plusieurs fois avant de totalement pouvoir en saisir toutes les subtilités, tous les sens et messages qui s'y cachent. Aujourd'hui je pense qu'il compte parmi mes plus grandes expériences de film et je regrette amèrement de ne pas avoir pu le voir sur un grand écran de cinéma ! Je ne suis pas sortie indemne de cette expérience. C'est un film à la technique parfaite mais qui en plus d'avoir une forme assez incroyable nous offre un fond que je ne peux m'empêcher de ressasser un peu trop régulièrement à mon goût ! Ambitieux, complexe, philosophique mais terriblement nécessaire au genre humain. C'est un film que je ne cesserai jamais de recommander à tout mon entourage sans exception. 

Et si vraiment il vous faut des images pour vous convaincre je ne peux que vous conseiller de regarder cette magnifique bande annonce qui donne des frissons partout !



Maintenant que je viens de lire le livre :

"Cartographie des nuages" : c'est derrière ce titre magnifique que se cache le livre de David Mitchell qui a inspiré le projet fou et pharaonique des Wachowski.
Depuis quelques temps j'avais dans l'idée de me procurer le livre afin de pouvoir comparer avec ce film que j'aime tant. Je voulais savoir comment ce chef d'oeuvre du cinéma avait pu être inspiré par la littérature. Qu'est ce qui se cache derrière cette déconstruction de séquences qui forme un aussi bel ensemble ? 
A vrai dire le livre a une construction à la fois originale et très classique. Réglée comme du papier à musique, l'histoire prend le temps de nous présenter chacun des personnages principaux dans une grande partie qui lui est consacré et non pas dans une totale déconstruction comme c'est le cas dans le film. Le lecteur va peu à peu découvrir les protagonistes ainsi que les connexions qui les lient entre eux. Ici nous ne sommes pas distraits par les acteurs qui prêtent leurs traits pour jouer plusieurs personnages à la fois, nous ne pouvons nous concentrer que sur l'histoire qui se déroule sous nos yeux. 
C'est avec beaucoup d'habileté littéraire que David Mitchell nous emporte dans ces six histoires grâce à un changement d'écriture qui se prêtent parfaitement à l'action. Des changements de style qui sont certes très chouettes mais qui peuvent par moment gêner la lecture. Pour ma part j'ai eu énormément de mal à me concentrer sur ma lecture lorsque je lisais l'histoire de Zachry. Mais l'auteur a ce talent de se mettre dans la peau de ces personnages et de nous faire aimer ce qu'ils traversent. Un bon point pour lui car je n'aimais pas l'intrigue de Luisa Rey dans le film, alors que dans le livre il s'agit d'une de celle qui m'a le plus plu par sa manière ingénieuse d'être racontée. 
Malheureusement le livre n'a pas été un coup de coeur comme a pu l'être le film. Même si j'ai passé un très bon moment de lecture l'histoire est quand même très longue et malheureusement les liens entre les histoires sont moins incroyables et beaux dans de livre que dans le film... 




Le film, oeuvre totale ?

Cloud Atlas possède un casting 5 étoiles qui a la particularité de jouer plusieurs rôles à la fois dans les différentes temporalités du film. C'est un coup de maître que font les Wachowski ici car en choisissant de faire jouer plusieurs rôles à leurs acteurs ils induisent l'idée d'une résurgence des âmes d'un temps à un autre. Si cette idée est très partiellement évoquée dans le livre elle est ici beaucoup plus exploitée en insuisant également que ces âmes peuvent évoluer d'une histoire à une autre : ainsi les tueurs d'hier deviennent les héros de demain. Ce parti-pris est ce qui fait que je préfère largement le film par rapport au livre originel car il y a une belle prise de risque de la part des réalisateurs. Ils ont à mon sens su sublimer cette histoire pour en faire une oeuvre incroyable, un tableau beaucoup trop sous estimé dans le monde du cinéma !


"Les personnes dépourvues de beauté la perçoivent d'instinct." Sonmi-451

En bref :

Difficile de synthétiser ce que je pense de Cloud Atlas en quelques lignes. Et si les 714 pages du livre vous font un peu peur, je ne peux que vous conseiller le film qui vous fera du bien à l'âme, je l'espère !

Auteur Masculin

Phobos 2 de Victor Dixen

18:17

Cet été au moins d'août je vous avais partagé un coup de coeur pour le premier tome de Phobos (ici), malgré quelques défauts d'écriture, j'avais bien accroché jusqu'au cliffanger qui me faisait attendre impatiemment la sortie du deuxième tome. Aussitôt publié, aussitôt acheté ! Est-ce que la suite a su réparer les petits travers du premier ? 


Comme d'habitude lorsqu'il s'agit d'un article concernant un deuxième tome, il y aura des éléments déterminants en ce qui concerne le premier. Si vous ne l'avez pas encore lu vous risquez de vous faire spoiler !


De quoi ça parle ?

Léonor et les onzes autres prétendants de la mission Cupido ont découvert la trahison de Serena McBee et le danger de mort qui les attend une fois sur Mars. Ils décident toutefois de descendre sur la planète rouge et de jouer le jeu des caméra tout en tentant de découvrir les failles de leur nouvel habitat. Les histoires d'amour naissent et les masques tombent pour Léonor qui doit apprendre à aimer celui qu'elle a choisit tout en cherchant le moyen de garder tout le monde en vie. 



Comment j'ai pu autant aimé le premier tome pour ensuite autant détester celui-ci ? C'est réellement la première pensée que j'ai eu une fois ma lecture terminée et je vais maintenant essayer d'organiser au mieux ma pensée. 


La cohérence : 

Quand j'avais lu le premier tome de Phobos, j'avais alors dit dans ma chronique qu'il ne fallait pas trop s'attarder sur les détails techniques et scientifiques, au risque de s'arracher les cheveux. Depuis cette première lecture il y a eu "Seul sur Mars" de Andy Weir. Un livre qui a méticuleusement décrit les conditions de vie sur Mars et toutes les contraintes matérielles que vit son personnage. Difficile de se sortir toutes ces considérations matérielles quand on aborde Phobos 2. Et Phobos 2, c'est la foire à noeudnoeud en ce qui concerne les détails techniques. 
Exemple stupide 1 : le programme Genesis refuse à Mozart la possibilité d'apporter une guitare sous prétexte que chaque kilogramme embarqué coûte des millions et pourtant les prétendants on a disposition plusieurs litres de champagne... Du champagne dans l'espace, sérieusement ?
Exemple stupide 2 : les prétendantes filles ont des tonnes et des tonnes de tenues sublimes pour les mettre en valeur, et à côté de ça, la trousse de médecine de Léonor semble contenir trois pansements et un antiseptique... 
Bref, si j'avais réussi à faire abstraction de ces détails dans le premiers tomes, ils m'ont sauté aux yeux durant cette lecture et m'ont plusieurs fois fait pousser de longs soupirs d'exaspération. 


Les points de vue et les personnages : 

Toujours lors de ma première lecture j'avais déploré le déséquilibre entre les chapitres terriens et les chapitres martiens. Ce qui se passe sur Terre n'est pas toujours très intéressant. Honnêtement qui s'intéresse aux chapitres concernant l'employée d'une station service perdu en plein désert et qui passe son temps devant sa télé ? Pour couronner le tout, ce tome 2 présente une nouvelle petite fantaisie : de véritable coupures pub qui durent pendant deux pages et que je n'ai même pas pris la peine de lire tant ça n'apportait rien au récit. 
J'avais souhaité un meilleur développement des personnages masculins pour ce deuxième tome, pourquoi pas même des chapitres écrits de leur points de vue. Mais là encore, que nenni. Certains garçons sont totalement effacés et d'autres au contraire sont développés de manière grotesque, sans aucune subtilité et sans raison suffisante pour justifier certaines paroles ou certains actes. 


Serena McBee, un cas d'école : 

Froide, calculatrice, manipulatrice, intelligente et ambitieuse, Serena McBee rassemble toutes les qualités pour faire un parfait méchant de film ou de série. Elle rempli d'ailleurs très bien ce rôle dans le livre ou chacune de ses apparitions auprès des pionniers martiens laissent son petit effet. Pourtant la magie n'a pas opérée auprès de mois. Serena semble sans faille, ses scènes de dialogue sont ridiculement absurdes. Rien ne semble arrêter Serena dans sa quête de pouvoir et d'argent, pourtant je la trouve de moins en moins convaincante.
C'est un personnage digne d'une mauvaise série B. Et si je suis en train de faire un effort pour écrire de manière cohérente c'est parce que si je me laissais aller j'exploserai de colère et de frustration, c'est le pire personnage du lire, son développement est très mauvais. Si je faisais des vidéos booktube plutôt que des articles vous me verriez m'énerver toute seule devant une caméra tant je déteste ce personnage et tout le préjudice qu'il apporte au livre. Si il y avait moins de Serena il y aurait plus d'attention porté aux martiens et l'histoire ne s'en retrouverait pas changée pour autant ! 


Mais avec tout ça, il y a des qualités quand même ? 

Il y a certainement des qualités dans Phobos 2 parce qu'on arrive quand même à le garder jusqu'à la fin. Le rythme est assez inégal et comme pour le premier tome, toutes les révélations intéressantes sont gardées pour les dernières pages. Mais malgré les longueurs du début j'ai réussis à rester fidèle à mon livre et à Léonor qui est un personnage que j'aime vraiment beaucoup et qui est peut-être le seul point fort du livre. Puis bon, on a quand même la réponse à l'une des questions les plus importantes de Phobos : qui est le fameux kamikaze de Serena. Et rien que ça, ça mérite de rester jusqu'à la fin du livre. 


En bref :

J'écris cet article juste après ma lecture, je suis encore très frustrée de ce que j'ai lu. On est très loin du coeur du premier. Passé l'originalité du premier tome, on se retrouve avec tous ses défauts : un style lourd, trop peu de réponses dans l'intrigue et des personnages taillés au burin. Pour l'instant je n'ai pas hâte de découvrir le prochain tome. Même si je pense que je le lirais car j'ai quand même envie de savoir comment cette histoire va se poursuivre.
Ma note sur Livraddict : 10/20. J'aurai bien voulu mettre en dessous de la moyenne mais j'ai encore le bon souvenir du premier tome en tête.  

Américain

Seul sur Mars de Andy Weir

14:58

Un mois sans article sur ce blog ! Un mois c'est très long, mais comme pour tout le monde, septembre n'a pas été de tout repos pour moi... Entre la rentrée universitaire, la début d'un nouveau job étudiant et l'écriture de mon mémoire de master, autant vous dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de place pour les lectures personnelles. De plus cela risque de ne pas s'arranger dans les mois à venir (au moins jusqu'à janvier) car j'ai beaucoup de boulot. Pourtant l'envie de bloguer est toujours là et j'ai beaucoup de jolis livres qui m'attendent dans ma PAL. 
Mais aujourd'hui je viens avec un livre plutôt d'actualité parce que son adaptation cinéma pointe le bout de son nez dans les semaines à venir mais aussi parce que la planète Mars est pas mal sur le devant de la scène actuellement. Donc aujourd'hui je vous propose la chronique de ma dernière lecture : "Seul sur Mars" ! 


De quoi ça parle ?

Après une expédition sur Mars qui tourne au calvaire à cause d'une tempête, l'équipage de Mark Watney est contraint d'annuler la mission pour retourner dans l'espace, laissant sur place leur collègue qu'ils pensaient mort. Mais Mark est bien vivant et se réfugie dans un abri avec les ressources pour vivre pendant 30 jours, aucun contact radio et l'espérance de ne pas voir un nouveau vol habité sur Mars avant 4 ans. Il va alors tout mettre en oeuvre pour défier les statistiques et survivre quoiqu'il arrive. 




"Seul sur Mars" a été édité chez Bragelonne et si vous suivez ce blog depuis un petit moment alors vous devez savoir que Bragelonne représente pour moi le saint Graal de la maison d'édition : des livres souvent magnifiques mais bien trop chers pour ma bourse d'étudiante. Alors chaque Bragelonne pour lequel j'économise est comme un petit trésor supplémentaire dans ma bibliothèque. Pourtant quand "Seul sur Mars" a été édité, j'ai été très déçue du travail éditorial fait dessus, avec une simple photo du film à venir et un prix beaucoup trop élevé pour le nombre de page (400 c'est pas beaucoup quand même). Pourtant la curiosité a été plus forte que tout et j'ai finit par me procurer le livre. 

C'est une sorte de Robin Crusoé de l'espace que nous propose Andy Weir dans ce roman. Le personnage de Mark Watney est très attachant et dès les premières pages on se prend de passion et d'empathie pour tout ce qui lui arrive. J'ai vibré avec lui tout au long du récit où les rebondissements sont très nombreux et où le suspens m'a tenue en haleine jusqu'à la dernière page. 
Mais Mark n'est pas le seul personnage que nous suivons dans cette histoire. Vous allez aussi avoir le plaisir de rencontrer les membres d'équipage de Mark, et la NASA toute entière en proie à une situation exceptionnelle. Bref, vous aurez tout un défilé de personnage très intéressants et mine de rien plutôt développés, même si la star de "Seul sur Mars" c'est Mark, voila tout. 

Une chose à laquelle je ne m'attendais pas en lisant ce livre c'est tout l'humour qui s'y trouve. J'ai vraiment été étonnée par ce personnage, les blagues et la dérision dont il était capable. Je me suis surprise plusieurs fois à rire en tournant les pages. C'est presque une lecture légère si la situation initiale n'était pas aussi désespérée. Bref, l'humour dans ce livre est vraiment hyper important et je pense que c'est ce qui m'a vraiment permis d'apprécier ma lecture. Car outre l'humour il y a aussi énormément de détails techniques et scientifiques qui m'ont un peu perdue et qui peuvent créer quelques longueurs par moment. 
J'ai été très agréablement surprise par les dernières lignes du livre où l'auteur délivre le message qu'il a voulu nous transmettre tout du long et j'ai refermé le livre en étant étrangement très émue. 


J'ai lu ce livre en sachant que son adaptation ciné sortait bientôt et si jamais vous préférez voir le film plutôt que lire le livre, s'il vous plaît NE REGARDEZ PAS LA BANDE ANNONCE qui donne vraiment beaucoup trop d'informations clés sur toute l'intrigue et qui va vous gâcher tout le plaisir de la découverte. 


En bref :

Un nouveau petit trésor de Bragelonne qui s'ajoute à ma bibliothèque. Une lecture bourrée de détails techniques mais allégée par la multiplication des points de vues et par l'humour de son personnage principal. Un livre que je conseil à tout le monde, amateur de science fiction ou non, je vous garantis un moment de voyage unique en son genre !
Ma note sur Livraddict : 16/20

Auteur Masculin

Phobos de Victor Dixen

17:30

Il y a maintenant presque un an, peu de temps après l'ouverture de ce blog, j'ai découvert la collection "R" de la maison d'édition Robert Laffont. Cette découverte je l'ai faite avec "La Sélection" qui était alors qu'une trilogie et qui avait été l'un de mes coups de coeur de 2014. Depuis les livres de cette collections sont venus grossir ma bibliothèque et j'ai eu le droit à de très bons moments de lecture comme "La symphonie des abysses" ou encore "Perdue et retrouvée". Aujourd'hui je vous reviens avec un nouveau livre de cette série, écrit par un auteur français. Sortis tout récemment mais qui fait beaucoup de bruit tant les critiques sont unanimes, aujourd'hui : Phobos !


De quoi ça parle ?

Dans un futur assez proche la Nasa a été rachetée par une organisation qui décide de mêler conquête spatiale et télé réalité. Pour cela elle organise la plus folle émission de speed dating... dans l'espace ! Six filles et six garçons ont été selectionnés pour participer à ce programme : trouver l'amour et créer la toute première colonie humaine sur Mars. Léonor, une française de 18 ans est sélectionnée, c'est l'occasion pour elle de quitter cette Terre qui n'a jamais voulu d'elle. 



Il y a quelques jours à peine sur Twitter, je me plaignais de ne pas avoir eu de coup de coeur littéraire depuis le mois d'avril. Enchainant les lectures très moyennes, aux déceptions et aux lectures divertissantes mais à qui il manquait encore un petit quelque chose...

Puis est arrivé Phobos. L'un des derniers nés de la collection "R" que je commence de plus en plus à aimer. Phobos c'est un peu l'OVNI dont j'avais besoin dernièrement.

Si on met de côté quelques considérations scientifiques qui feraient hérisser les cheveux aux plus pointilleux d'entre nous, on tombe dans une épopée spatiale assez extraordinaire avec un scénario vraiment très très très original. 
Le livre alterne entre deux points de vue : le point de vue de Léonor dans une ambiance de huis clos au milieu des étoiles, et le point de vue de plusieurs personnages restés sur Terre et qui ont leurs propres enjeux. J'avoue avoir été assez déconcertée au départ car les chapitres sur Terre me paraissaient beaucoup plus nombreux que ceux dans la station spatiale, alors que l'histoire y est plus intéressante.
La seule chose que j'aurais à reprocher à ce livre est le trop plein de détails qu'on nous sert chapitres après chapitres. J'ai vraiment eu l'impression que l'auteur nous gavait de tout un tas de détails pour justifier le développement de caractère de ses personnages et spécialement dans les chapitres terriens. J'ai beaucoup pensé à ces films où les méchants s'expriment pendant des heures sur leurs gestes et leurs histoires, sur le pourquoi du comment ils sont méchants. C'est bon. C'est cliché et ça ne sert pas forcément le récit. Bref des automatismes que j'ai retrouvé tout au long du livre, une abondance de détails qui étaient vraiment superflus pour la bonne compréhension de l'histoire ou pour la bonne appréciation des personnages.

Mais je m'égare et on va encore finir par croire que je n'ai pas aimé ce livre. Alors que c'est totalement faux ! On rencontre tout un tas de personnages. Tout d'abord Léonor, une jeune femme meurtrie par la vie qui voit dans ce voyage une nouvelle chance de tout recommencer à zéro mais qui est hantée par ses fantômes. On va suivre son évolution dans l'unité des filles, dans ses rapports avec elles mais aussi et surtout dans les séances de speed dating avec les garçons. Les personnages sont très sympas à suivre, même si certains personnages masculins mériteraient un meilleur éclairage, mais je suppose que cela viendra dans le prochain tome.

Et enfin ce qui était au départ pour moi une lecture vraiment sympa s'est transformée en bombe à retardement quand j'ai attaqué les cinquante dernières pages. Du suspens, des révélations et beaucoup de retournement de situation. J'ai été prise de court et j'ai fermé à contre coeur ce livre avec une seule envie : découvrir le deuxième tome le plus vite possible.


En bref :

Des petits défauts d'écriture qui m'ont agacé à cause de la surabondance de détails inutiles mais un scénario vraiment original et un final à couper le souffle. C'est bon, je l'ai mon nouveau coup de coeur ! Foncez l'acheter vous ne le regretterez pas !!
Ma note sur Livraddict : 18/20


En petit bonus, voici la musique que j'écoutais en boucle durant les dernières pages de Phobos, j'étais totalement dans l'ambiance !

Américain

La trilogie "Les 100" de Kass Morgan

17:30

Comme beaucoup d'entre vous je regarde beaucoup de séries. Et sûrement comme vous ma période préférée de l'année se situe entre avril et juin, période à laquelle la nouvelle saison de Game of Thrones est diffusée au Etats-Unis. Le reste de l'année est bien vide et je suis toujours à la recherche d'une bonne série pour m'aider à patienter entre deux saisons de GoT. L'hiver dernier je suis tombée sur "Les 100", une série de sciences fiction visant un public plutôt adolescent. J'ai immédiatement accroché et parmi mes lectures de l'été j'ai décidé de me procurer les livres qui ont inspiré la série en attendant de découvrir la prochaine saison.

De quoi ça parle ?

Une apocalypse nucléaire a ravagé la Terre et seule une poignée d'hommes et de femmes ont pu s'enfuir dans une station orbitale pour survivre. Trois cents ans après la station vient à manquer d'oxygène et le Conseil décide alors d'envoyer 100 délinquants juvéniles sur Terre afin de constater si l'air est de nouveau viable. 


Avant de commencer à parler des livres, un petit en ce qui concerne la série car je vais difficilement pouvoir parler des livres sans faire de comparatifs avec la série. J'ai dévoré les deux premières saisons en un rien de temps. Si au départ les premiers épisodes m'ont paru truffés de tous les lieux communs de la littérature Young Adult (triangle amoureux, intrigues plus ou moins insipides...), je dois dire que j'ai assisté à une véritable évolution au fil des épisodes et des saisons en découvrant une série avec une intrigue plus que sérieuse et des personnages forts et très très très attachants. 

Il y a maintenant une quinzaine de jours à peu près j'ai commencé le premier tome de cette trilogie et quelle ne fut pas ma frustration quand j'ai découvert une qualité d'écriture très mauvaise. Alors... Je ne sais pas si c'est imputable à un défaut de traduction ou si l'écriture originale était à la base mauvaise mais j'ai eu énormément de mal à aimer ces constructions de phrases très systématiques (sujet+verbe+COD et basta). Le récit est raconté à la troisième personne et au présent, un parti pris pour lequel je me suis assez deshabituée depuis mes dernières lectures. Le premier tome a du coup été un calvaire à lire pour moi. Toutefois au fil des tomes et parce que le traducteur changeait aussi je me suis habituée et j'ai finit par dévorer le tome 2 et 3 en un rien de temps. 



Le premier gros changement par rapport à la série c'est bien sur les personnages. Beaucoup de divergences entre les deux médias : des personnages qui existent, d'autres qui n'existent pas, d'autres qui vivent plus longtemps que dans la série. Bref, j'ai du m'adapter à un tout nouveau panel même si les personnages du livres sont beaucoup moins nombreux que dans la série. Parmi les personnages inédits du livre il y a Glass. Glass n'existe pas dans la série et ce n'est pas dommage étant donné que j'ai détesté ce personnage du début à la fin. Pour les visages plus connu j'ai du les redécouvrir avec une toute autre personnalité et des rapports interpersonnels bien différents de ce que j'ai eu l'habitude de voir. 

En dernier lieu l'histoire des livres est totalement différente que celle des livres. Même si le point de départ est le même j'ai trouvé moins d'enjeux dans ces livres. Des personnages beaucoup trop bisounours à mon goûts et des retournements de situations pas assez dramatiques pour moi (oui j'aime le drama). Finalement le troisième tome se termine avec des points encore peu inexplorés eu point que je me suis demandée si il allait exister un quatrième tome (mais je ne crois pas). 


En bref :

La trilogie originale m'a paru beaucoup moins palpitante que la série. Pourtant j'ai quand même passé un bon moment de lecture en considérant ces livres comme une histoire parallèle avec les personnages que j'ai déjà connu dans une série. Je reste quand même beaucoup plus fan de la série, beaucoup plus adulte là où les livres n'ont finalement pas su dépasser le public originellement visé. 

Auteur Masculin

Le visiteur du futur, la meute de François Descraques et Slimane-Baptiste Berhoun

13:48

Bonjour à tous ! Je vous reviens aujourd'hui après un peu plus d'une semaine d'absence pour un article un peu particulier dans le sens où le livre présenté risque de ne pas intéresser le plus grand nombre d'entre vous. Il s'agit d'un livre dérivé d'une web série à succès que j'aime énormément : Le Visiteur du Futur.

De quoi ça parle :

Dans ce roman qui se passe intégralement en l'an de grâce 2550, nous découvrons les origines du personnages du Visiteur du Futur, qui il est, quel a été son enfance, ainsi que tous les mystères qui entourent son identité.



Si vous ne connaissez pas le Visiteur du Futur :

Alors déjà, je ne saurais que trop vous conseiller cette série française réalisée sur internet d'une main de maître par François Descraques (je vous recommande de cliquer ici si vous voulez découvrir tout ça) 
Je ne vais pas vous mentir, mais vous ne saurez apprécier correctement ce livre si vous ne connaissez pas la série. Vous pouvez le lire comme une préquelle mais beaucoup de clins d'oeil sont fait à la série (en particulier à la saison 4) et vous risquez de passer à côté. Néanmoins ce livre regorge de qualités et il serait dommage de passer à côté !


Si vous connaissez le Visiteur du Futur : 

C'est en fan déjà conquise que j'ai commencé à lire ce livre. Depuis un an maintenant j'attendais sa sortie papier pour l'avoir entre les mains et enfin le lire. Ce livre nous plonge dans l'enfance du Visiteur aux travers des yeux du docteur Henry Castafolte. 
Tout comme la série, ce livre sait habilement mélanger les genres : action, drame, comique, émotion (et même érotisme, si si !). Un humour très méta qui ne plaira peut-être pas à tout le monde mais qui est toutefois très efficace. Le tout dans un style de rédaction unique. Un style rapide et efficace, qui ne perd pas son temps et sait aller à l'essentiel. Une écriture scénaristique qui me rappelle beaucoup la série. L'histoire imaginée par François Descraques et écrite par Slimane Baptiste Berhoun est un véritable petit trésor de gag et tous les fans de la série sauront apprécier l'histoire qui vient mettre un point final sur le papier à cette histoire de voyage dans le temps. 


En bref :

Un livre qui ravira avant tous les fans de la série. Ne passez pas à côté du livre comme de la série ! Vous ne le regretterez pas !

Américain

New Victoria de Lia Habel

15:19

Bonjour tout le monde ! 

Dans le précédent article, je vous parlais d'une duologie qui m'occupait depuis pas mal de temps. Aujourd'hui je suis plus ou moins venue à bout de cette lecture et me voila pour vous en parler. Si vous vous souvenez bien, il y a quelques semaines je vous faisais part ici de mon exploration du milieu steampunk avec sa magnifique Bible et je vous faisais alors la promesse de revenir très vite sur le blog pour vous parler de mes découvertes littéraires dans le genre. 
Il s'agit d'un livre magnifique des éditions Bragelonne (eh oui, encore !) qui traînait dans ma PAL depuis plusieurs mois maintenant. Le livre est splendide mais son épaisseur m'a toujours un peu inquiétée. Il s'agit là d'une intégrale regroupant les deux tomes de la saga. Les pages fines au possible et la police d'écriture assez petite me promettaient un long moment de lecture. Mais après avoir terminé la "Symphonie des Abysses" j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de me lancer dans cette lecture, au risque de laisser ce livre prendre la poussière indéfiniment. 

De quoi ça parle ?

2195. Nora Dearly, jeune fille de la haute société de New Victoria, est plus intéressée par l’histoire militaire de son pays que par les bals et les jolies robes. Elle n’imaginait pas que la mort de son père, le docteur Dearly, la projetterait au cœur des conflits qui menacent les frontières du pays… Kidnappée par une faction rebelle, Nora doit combattre ses préjugés pour comprendre leurs motivations. Bram Griswold, un jeune soldat courageux et séduisant, entend bien lui ouvrir les yeux sur la véritable menace qui pèse sur les vivants… comme sur les morts.



Ce livre m'a vraiment donné beaucoup de fil à retorde parce que son épaisseur était telle que je ne me voyais pas avancer dans la lecture. Néanmoins il y a pas mal de qualités à souligner ! 

Tout d'abord le style d'écriture est très agréable. J'ai été contente de découvrir un livre steampunk avec des descriptions aussi détaillées grâce auxquelles j'ai pu au mieux me visualiser l'univers dans lequel évoluent les héros. Même si j'ai toujours eu un peu de mal à imaginer et à me représenter les choses, le style était vraiment très bien écrit et très agréable à lire. 

J'ai toujours un peu de mal avec les livres qui ont plusieurs narrateurs différents parce qu'on se retrouve toujours avec des personnages dont l'intrigue ne nous intéresse pas. Ce n'est pas le cas pour ce livre car tous les protagonistes vivent des péripéties haletantes. Une fois passée la première centaine de pages je me suis laissée prendre par l'histoire et par les rebondissements. 

Même si le contexte de l'histoire est très bien expliqué au début du premier tome, je dois dire que j'ai toujours eu un peu de mal à bien saisir les enjeux (politiques notamment) de nombreux personnages. Mais les histoires personnelles des héros étaient suffisamment forte pour savoir garder tout mon intérêt à ce livre. 

Le personnage de Nora a un caractère bien trempé que j'ai beaucoup aimé. Son seul petit défaut était justement qu'elle insistait beaucoup sur son côté fort alors qu'elle n'avait pas besoin de l'énoncer elle-même pour que nous puissions l'observer. Malgré cette redondance j'ai beaucoup aimé ce personnage et son évolution. Le livre ne joue jamais sur les clichés (à part le personnage de Wolfe que j'ai trouvé bien grossièrement taillé) et tout un éventail de personnages haut en couleur se dresse sous nos yeux. Puis le personnage de Bram, je ne rentrerai pas trop dans les détails, mais je l'ai trouvé vraiment craquant ! 


Maintenant en ce qui concerne le deuxième tome, je dois vous avouer que je n'ai pas pu continuer. Déjà parce que j'aimais beaucoup l'épilogue du premier tome (malgré le gros cliffhanger final). Mais aussi parce que cela faisait plusieurs mois que je voyais beaucoup d'avis négatifs sur la toile concernant la suite de cette série. 
Comme j'avais eu déjà beaucoup de mal à terminer ce premier tome à cause de sa longueur, j'ai préféré mettre le deuxième tome entre parenthèse pour me concentrer sur des lectures plus prioritaires pour l'instant.


En bref :

Une lecture longue mais agréable, peuplée de personnages très attachants qui ont su garder toute mon attention. Mais j'aurais vraiment aimé que cette histoire ne tienne qu'en un seul tome. 

Auteure Féminine

La symphonie des abysses de Carina Rozenfeld

09:58

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd'hui après plus d'une semaine sans rien poster pour vous parler de mes deux dernières lectures. Il s'agit du diptyque "La symphonie des abysses" de Carina Rozenfeld. Depuis "Divergente" j'étais assez réticente à l'idée de me replonger dans le genre dystopique car cette trilogie m'avait déçue et m'avait laissé avec cette sensation de trop plein. Pourtant il reste encore quelques bouquins de dystopie dans ma PAL et je compte bien en venir à bout à un moment ou à un autre ! Aujourd'hui je vous présente donc ma dernière découverte dans le genre, et c'est une dystopie française, eh oui ! 




De quoi ça parle ?

L'Anneau est un atoll circulaire bordé de plages à l'eau claire, au sable fin et à la végétation luxuriante. Ce paradis sur terre est cerclé par un Mur gigantesque qui empêche toute sortie. Abrielle vit dans un petit village régit par un Règlement Intérieur sévère qui interdit toute forme d'expression musicale. Pourtant la jeune fille rêve d'expression libre et de pouvoir chanter toutes les mélodies que lui inspire la nature.
De l'autre côté de l'atoll, Sand et Cahill vivent eux aussi dans un village restrictif où tout contacts physiques et preuves d'amour sont interdits. Ce qui est assez dérangeant quand on sait que ces deux personnages sont fous amoureux l'un de l'autre. 




La première qualité que j'ai à dire à propos de "La symphonie des abysses" est qu'elle ne suit pas le schéma narratif "cliché" de la dystopie. Carina Rozenfeld écrit deux livres pour nous dresser le parcours initiatiques de ses personnages. Elle sait comment raconter les histoires et nous tenir en haleine. Elle a une manière assez originale de nous parler des personnages en effectuant à chaque fois un retour à la case départ pour revenir après dans le présent qui nous intéresse au départ. 
Les portraits des personnages décrits m'ont beaucoup touchés, en particulier le personnage d'Abrielle mais aussi celui d'Eyal qui apparaît dans le deuxième tome. Ces personnages que la distance éloigne vont finir par se rencontrer. Habités par cette même soif de liberté et de savoir, ils vont finir par découvrir les origines de leur monde, de ce Règlement si restrictif pour petit à petit espérer pouvoir changer de vie et vivre libre.
Le mode de narration omniscient a été aussi très agréable à lire car on contourne l'éternel alternance des points de vue entre les personnages au profit d'avoir les pensées de chacun en temps réel. J'ai beaucoup aimé ce style d'écriture qui donnait autant de profondeur d'esprit aux personnages principaux qu'aux secondaires. 

Le style d'écriture est aussi à souligner. Il y a beaucoup de poésie qui se dégage dans les mots de Carina Rozenfeld. Elle sait dépeindre à la perfection l'ambiance de son atoll, les sentiments de ses personnages. Je me suis vraiment laissée prendre au jeu même si les descriptions pouvaient être un peu trop nombreuses dans le premier tome. 

Le petit défaut que j'aurai à faire pour ces deux lectures réside peut être dans son dénouement que j'ai trouvé un peu trop rocambolesque, trop onirique. Aussi je suis un peu restée sur ma fin et j'aurai beaucoup aimé un épilogue pour savoir ce qu'il advient de ces personnages que j'ai adoré suivre. 


En bref :

Une lecture que j'ai trouvé très agréable même si la fin m'a un peu frustré. Je recommande beaucoup car ce diptyque a su relancé mon intérêt pour la dystopie en proposant un récit original et très bien écrit. 

Américain

Lecture commune || Des Fleurs pour Algernon - Daniel Keyes

09:00

Aloha les féé-gaffeurs ! Aujourd'hui, j'ai la chance de squatter le blog d'Hortense pour vous parler d'une lecture qu'on a lue en même temps (le principe de la lecture commune quoi): Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes. Je m'appelle Chibi et, comme Hortense, je tiens un blog (un peu melting pot) et - pas comme Hortense - une chaîne Booktube.

(Hortense : petite note personnelle mais Chibi a aussi une page Hellocoton et un compte Twitter que je vous invite grandement à suivre !)

Personnellement, j'avais ce livre dans ma bibliothèque depuis très longtemps et il fallait que je me mette des coups de pieds aux fesses pour le dégainer. Si j'avais su... ! Je l'aurai lu bien avant. 

☼ De quoi ça parle? 



Charlie Gordon est un simple d'esprit, heureux dans sa condition, et très travailleur, soucieux de devenir "un télijen". Il suit des cours d'alphabétisation pour adultes arriérés et un jour, il est abordé par deux scientifiques qui lui proposent de devenir le sujet d'une expérience. Celle-ci a déjà fonctionné sur une souris (Algernon) et a décuplé son intelligence. Charlie accepte, plein d'espoir et c'est alors qu'une myriade de possibilités s'ouvrent à lui jusqu'au jour où Algernon commence à décliner...






☼ Qu'est-ce que j'en ai pensé? 

Tellement de choses! Je pense ne pas trahir la pensée d'Hortense en affirmant que ce livre nous a fait passer par un kaléidoscope d'émotions. Au début de la lecture, j'avais peu de temps à lui consacrer et il me fallait de la concentration pour parvenir à décrypter ces conte randus. Mais une fois lancée, on n'arrivait plus à m'arrêter! 

Charlie est un personnage très attachant. Il fait partie des êtres humains qui sont d'une grande bonté et d'une gentillesse sans limite. C'est de son point de vue que l'on va suivre toute l'histoire, via les comptes rendus qu'il écrit à destination des deux scientifiques pour jauger les progrès qu'il fait. Et quels progrès fulgurants! 



Quelle fierté aussi quand il parvient à réaliser ces choses qui lui tenaient à cœur. Et quelle colère face à ces actes méprisables dont il est parfois victime. Je suis du style à prendre parti pour les plus faibles et ce que j'ai pu lire dans ce livre m'a parfois mise hors de moi. Mais il y a eu aussi les moments doux, les moments complexes. Ces derniers sont les plus intéressants à mes yeux. 

Il s'agit, pour moi, des difficultés qu'il rencontre encore alors qu'il est devenu terriblement intelligent. Parce que le savoir ne permet pas de franchir les barrières relationnelles. De ce côté-là, il a longtemps conservé un handicap certain, ce qui a fait qu'à un moment, je m'en suis un peu détachée... jusqu'à la prochaine mésaventure.



Il est comme un enfant qui apprend toute sa vie en accéléré, quelques mois à peine. Jusqu'au moment où il voit son alter ego, cette petite souris si malicieuse et vive d'esprit qu'est Algernon, commencer à réagir bizarrement... Mon coeur s'emballait aussi fort que le cerveau de Charlie, j'étais angoissée pour son avenir, de ce qu'il allait devenir... 

Jusqu'au bout de l'histoire, Charlie a été un personnage que j'ai pris plaisir à suivre, à découvrir, auquel je me suis beaucoup intéressée. Et ça a été un grand plaisir de lire cette lecture en commun avec Hortense car pouvoir parler de ce qu'il se passe, de nos impressions, nos sentiments m'a beaucoup plu et aidée dans mes réflexions sur les personnages. 

A mes yeux cependant, ce livre est plus un roman qui tient de la psychologie que de la science fiction par les sujets qu'il aborde et le côté relationnel qui est à la fois omniprésent et central dans l'oeuvre. Je décèle aussi une part importante de psychologie freudienne, dans les relations qu'il a et les obstacles qu'il rencontre avec les femmes. 

Enfin, bien qu'il ait été publié en anglais en 1966, ce livre n'a pas pris une ride et est plus d'actualité que jamais pour comprendre l'Autre dans toutes ces facettes et ses différences. On s'arrête trop souvent aux apparences, via nos représentations, sans chercher à aller plus loin. Si l'on pouvait, ne serait-ce qu'un tout petit peu, plus prendre la peine de prendre en compte les sentiments des autres et les traiter en Humains... 


Bref, une très belle découverte pour moi ! 
Je vous la recommande vivement!


► Daniel Keyes, Des Fleurs pour Algernon, 1972, éditions J'ai Lu, 300 pages.
► Pour lire la chronique d'Hortense, c'est par ici que ça se passe.

Autres

Parenthèse lyonnaise : exposition Star Wars Identities.

09:00

Aujourd'hui un article pas comme les autres car on ne va pas partler bouquin mais sortie ! C'est un article qui va s'adresser aux lyonnais d'entre vous (ou du moins ceux qui ne sont pas loin). 
Depuis le 9 novembre à Lyon s'est installée l'exposition Star Wars Identities qui avait déjà connu un succès certains à Paris pendant plusieurs mois. Même si l'univers de Star Wars ne me transcende pas, c'est quand même tout naturellement que je suis allée y faire un tour avec mon amoureux et un de ses amis. 


Star Wars Identities vous propose une aventure sur l'identité dans Star Wars, la génèse des personnages principaux et le développement de leur caractère. Mais pas seulement, c'est aussi une véritable leçon de sciences humaines où on apprend ce qui fait de nous une personne unique, quelles sont nos influences qui font de nous ce que nous sommes, ce que nous étions et ce que nous serons plus tard. Le tout est expliqué dans des petites vidéos animés et ponctué d'extraits de la saga. Le propos n'étais pas sans me rappeler certains cours de psychologie sociale que j'ai eu durant ma licence et c'était plutôt agréable ! 

Pour cette exposition vous déambulerez parmi de véritables croquis de tournage, maquettes et costumes qui ont servis à la conception de tout l'univers Star Wars qui continue années après années à séduire les générations. 

Durant votre voyage intergallactique vous serez accompagnés d'un audioguide qui sera là pour.. vous guider (sans blague !) mais aussi d'un bracelet électronique qu'il vous faudra activer tout au long de votre périple afin de vous créer votre identité Star Wars. Serez-vous un ewok ? Un humain ? Un wookie ? Mais plus important encore, quel côté de la Force choisirez-vous ? 

Je vous laisse désormais la place à quelques photos prises sur place. Enjoyez bien tout ça vous avez jusqu'au mois d'avril ! 














Auteur Masculin

Multiversum de Leonardo Patrignani

21:24

Multiversum c'est le genre de livre qui interpelle par sa couverture. Je l'ai trouvé vendredi en tête de gondole dans une librairie près de chez moi. J'étais subjuguée par l'esthétique et la quatrième de couverture me plaisait plutôt bien. J'ai donc profité du format poche assez économique pour essayer. Et aussitôt commencé j'ai dévoré ce livre que j'ai terminé il y a quelques instants. Alors qu'en est-il ? Le contenu de Multiversum a-t-il été à la hauteur de sa couverture aguicheuse ? 




De quoi ça parle ?

Alex et Jenny ont tous les deux 16 ans. Il vit à Milan. Elle vit à Melbourne. Des milliers de kilomètres les séparent et pourtant ils se connaissent depuis toujours. Un lien unique et incompréhensible semble les lier et ce lien défie toutes les lois de la physique et de l'espace temps. Pourquoi cette connexion est à la fois si merveilleuse et si terrible ? Que se cache-t-il derrière ce don ? Quel destin ce cache derrière tant de mystères ?



L'édition que j'ai acheté (Gallimard Jeunesse - Pôle Fiction) compte 416 pages. C'est un petit livre, je l'ai terminé en trois jours. Pourtant malgré sa taille j'ai eu l'impression d'avoir deux ambiances totalement différentes entre les premières et les dernières pages. On commence doucement avec un récit centré sur deux protagonistes, une histoire d'amour adolescente, pour ensuite se diriger petit à petit vers un scénario digne des plus grands films catastrophes. Suspens, théorie du complot et apocalypse sont au rendez-vous. 

Pour un roman qui cible un public assez jeune j'ai trouvé qu'il abordait des thème pas si accessible que ça. La théorie des cordes n'est pas à la portée de tout le monde et c'est ici expliqué autour d'une histoire intéressante. C'est le genre d'histoire qui nous fait nous remuer les méninges à toujours nous demander si ce qu'on lit est possible, si tout est cohérent. On se pose plein de questions qui trouvent peu à peu leurs réponses et leur lot de surprises. Le tout se tient de manière assez cohérente, si ce n'est le retournement final que j'ai trouvé un peu trop "facile".

Au début de mon article je vantais les qualités esthétiques de la couverture. Je pense que c'est aussi une des qualités du texte que j'ai trouvé très imagé. Les descriptions sont bien dosées et permettent de réellement imaginer des scènes aux décors soignés. Beaucoup d'univers sont décrits et beaucoup d'ambiances différentes qui participent à ce que je disais un peu plus tôt : on a l'impression d'avoir un livre différent entre le début et la fin. 

C'est un roman où le lecteur est totalement omniscient. On sait tout ce qui se passe dans la tête des personnages, ce qu'ils pensent en temps réels ou ce qu'ils ont vécu par le passé. En général j'aime que les points de vues des personnages soient séparés par des chapitres qui leur soit entièrement consacrés. Ce n'est pas le cas pour Multiversum où on bascule d'une personnalité à une autre en quelques lignes. Il n'y a pas assez de mystères sur ce qui peut se passer dans l'esprit des personnages secondaires, surtout quand ces derniers sont sur le point de révéler des informations capitales. J'ai alors eu de temps en temps un sentiment de redondance (on lit ce que pense le personnage, le personnage dit ce qu'il pense). Un peu comme un héros de comédie musicale qui chante la réplique qu'il vient de prononcer. 

On compte trois personnages principaux : 
Alex, indéniablement le héros de cette histoire car c'est de son point de vue qu'on observe la majorité de ce qui se déroule sous nos yeux. Jeune garçon déterminé et courageux, un peu dépassé par ce qui lui arrive mais qui va tout faire pour atteindre son but ultime : comprendre ce qui lui arrive et rester auprès de sa chère Jenny. 
Jenny, deuxième tête d'affiche, plus discrète et plus craintive j'ai regretté qu'elle ne prenne pas plus de place dans cette histoire. Un bon tiers du livre se fait sans Jenny qui n'existe qu'à travers les pensées d'Alex. C'est dommage parce que nous n'avons pas un duo équitable. Alex devient vite le chevalier blanc qui vient sauver Jenny, la demoiselle en détresse. 
Marco, meilleur ami d'Alex. C'est le side-kick par excellence, le personnage un peu décalé, le geek qui règle tous les problèmes en quelques clics. Il a connu son lot de galères et l'amitié qui le lie à Alex est forte. C'est un personnage que j'ai eu plaisir à suivre.


En bref :

J'ai bien aimé dans l'ensemble, mais pas suffisamment pour me jeter sur le tome 2 et 3 dans l'immédiat. Je vais attendre leur sortie en format poche et je verrais alors à ce moment là. L'histoire m'a plu et les évènements s'enchainaient de manière à me donner quand même assez envie de connaitre la suite. Beaucoup de mystères demeurent encore entiers et il me tarde de les connaitre. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais j'ai quand même passé un très bon moment de lecture ! 


A qui je le recommande ?

A ceux qui aiment le mélange des genres : romance, science fiction, catastrophe...
A ceux qui ne sont pas allergiques aux amourettes adolescentes (même si celle là ne dégouline pas dans tout les sens non plus)
Aux amateurs de la théorie des cordes et qui aiment se torturer l'esprit quand il s'agit d'univers parallèles. 


Et pour finir je vous partage une chanson que j'ai écouté pendant ma lecture et qui s'accorde PARFAITEMENT au livre, un classique du rock expérimental, le très célèbre "Wish You Were Here" des Pink Floyd.