Adaptation

Un livre un film #7 : Cloud Atlas

17:00

Bonjour chez vous !

Il y a très peu de temps sur le blog je vous parlais des adaptations de livres en série. Vous savez que c'est un sujet qui me tient beaucoup à coeur, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de vrai comparatif entre un livre et un film. Aujourd'hui je vous retrouve après la lecture d'un livre dont le film m'a énormément marqué !


De quoi ça parle ?
1850 : en plein océan Pacifique, Adam Ewing consigne son voyage dans son journal de bord. 
1931 : en Belgique, Robert Frobisher, futur prodige de la musique complètement fauché, propose ses services d'assistant à V. Arys, ancien musicien renommé. 
1976 : à Buenas Yerbas, Luisa Rey, jeune journaliste dans un journal de seconde zone, se retrouve à enquêter sur un complot nucléaire. 
2012 : en Grande Bretagne, Timothy Cavendish, éditeur, doit gérer l'étrange succès de son dernier auteur. 
2144 : Néo Séoul, Sonmi-451, serveuse chez Papa Song, échappe à son destin pour devenir la figure d'une révolution. 
2321, après la Chute : Zachry doit guider Meronym, une Presciente en visite sur son île, dans les montages à la recherche d'un ancien temple. 

Ils ne se connaissent pas et pourtant tout est lié. Absolument tout.

Publié aux éditions Point, 714 pages. 





Mon rapport au film : 

On m'a souvent dit que je savais bien vendre Cloud Atlas (le film). Je l'ai vu quelques temps après sa sortie en 2013. C'est le genre de film qui ne laisse pas indifférent avec son casting de luxe, ses images à couper le souffle et sa bande son digne des meilleures symphonies.
C'est un film aux allures de sagas, mais qui sait manier un très savant mélange des genres, à la fois historique, dramatique, comique. On passe de la science fiction au polar en passant par le récit post-apocalyptique. J'ai mis un peu de temps avant d'apprivoiser ce film. J'ai bien dû le revoir plusieurs fois avant de totalement pouvoir en saisir toutes les subtilités, tous les sens et messages qui s'y cachent. Aujourd'hui je pense qu'il compte parmi mes plus grandes expériences de film et je regrette amèrement de ne pas avoir pu le voir sur un grand écran de cinéma ! Je ne suis pas sortie indemne de cette expérience. C'est un film à la technique parfaite mais qui en plus d'avoir une forme assez incroyable nous offre un fond que je ne peux m'empêcher de ressasser un peu trop régulièrement à mon goût ! Ambitieux, complexe, philosophique mais terriblement nécessaire au genre humain. C'est un film que je ne cesserai jamais de recommander à tout mon entourage sans exception. 

Et si vraiment il vous faut des images pour vous convaincre je ne peux que vous conseiller de regarder cette magnifique bande annonce qui donne des frissons partout !



Maintenant que je viens de lire le livre :

"Cartographie des nuages" : c'est derrière ce titre magnifique que se cache le livre de David Mitchell qui a inspiré le projet fou et pharaonique des Wachowski.
Depuis quelques temps j'avais dans l'idée de me procurer le livre afin de pouvoir comparer avec ce film que j'aime tant. Je voulais savoir comment ce chef d'oeuvre du cinéma avait pu être inspiré par la littérature. Qu'est ce qui se cache derrière cette déconstruction de séquences qui forme un aussi bel ensemble ? 
A vrai dire le livre a une construction à la fois originale et très classique. Réglée comme du papier à musique, l'histoire prend le temps de nous présenter chacun des personnages principaux dans une grande partie qui lui est consacré et non pas dans une totale déconstruction comme c'est le cas dans le film. Le lecteur va peu à peu découvrir les protagonistes ainsi que les connexions qui les lient entre eux. Ici nous ne sommes pas distraits par les acteurs qui prêtent leurs traits pour jouer plusieurs personnages à la fois, nous ne pouvons nous concentrer que sur l'histoire qui se déroule sous nos yeux. 
C'est avec beaucoup d'habileté littéraire que David Mitchell nous emporte dans ces six histoires grâce à un changement d'écriture qui se prêtent parfaitement à l'action. Des changements de style qui sont certes très chouettes mais qui peuvent par moment gêner la lecture. Pour ma part j'ai eu énormément de mal à me concentrer sur ma lecture lorsque je lisais l'histoire de Zachry. Mais l'auteur a ce talent de se mettre dans la peau de ces personnages et de nous faire aimer ce qu'ils traversent. Un bon point pour lui car je n'aimais pas l'intrigue de Luisa Rey dans le film, alors que dans le livre il s'agit d'une de celle qui m'a le plus plu par sa manière ingénieuse d'être racontée. 
Malheureusement le livre n'a pas été un coup de coeur comme a pu l'être le film. Même si j'ai passé un très bon moment de lecture l'histoire est quand même très longue et malheureusement les liens entre les histoires sont moins incroyables et beaux dans de livre que dans le film... 




Le film, oeuvre totale ?

Cloud Atlas possède un casting 5 étoiles qui a la particularité de jouer plusieurs rôles à la fois dans les différentes temporalités du film. C'est un coup de maître que font les Wachowski ici car en choisissant de faire jouer plusieurs rôles à leurs acteurs ils induisent l'idée d'une résurgence des âmes d'un temps à un autre. Si cette idée est très partiellement évoquée dans le livre elle est ici beaucoup plus exploitée en insuisant également que ces âmes peuvent évoluer d'une histoire à une autre : ainsi les tueurs d'hier deviennent les héros de demain. Ce parti-pris est ce qui fait que je préfère largement le film par rapport au livre originel car il y a une belle prise de risque de la part des réalisateurs. Ils ont à mon sens su sublimer cette histoire pour en faire une oeuvre incroyable, un tableau beaucoup trop sous estimé dans le monde du cinéma !


"Les personnes dépourvues de beauté la perçoivent d'instinct." Sonmi-451

En bref :

Difficile de synthétiser ce que je pense de Cloud Atlas en quelques lignes. Et si les 714 pages du livre vous font un peu peur, je ne peux que vous conseiller le film qui vous fera du bien à l'âme, je l'espère !

Adaptation

Un livre et un film #6 : La délicatesse

17:23

Au début du mois je vous parlais de ma frustration de ne pas avoir fait d'article comparatif entre un livre et son adaptation cinéma. Une frustration qui n'a malheureusement pas été comblée avec "Elle s'appelait Sarah" : une lecture que j'avais beaucoup aimé mais un film que je n'avait pas su regarder jusqu'au bout. Devant cet échec je me suis cherchée une nouvelle lecture avec laquelle je pourrais peut-être retenter l'expérience de l'adaptation. ET nous voici aujourd'hui avec "La Délicatesse", écrit par David Foenkinos et réalisé par ce dernier et son frère. 


De quoi ça parle ?

Nathalie et François vivent le bonheur le plus parfait. Une idylle qui se retrouve bouleversée par le décès brutal de François. Anéantie, il faut des mois à Nathalie pour songer reprendre le travail, et des années pour songer à ravoir une vie sociale. Puis, sans prévenir et sans vraiment y penser, elle embrasse Markus, un collègue discret qui a plutôt tendance à passer inaperçu.





Quand j'ai lu le livre :

Rares sont les livres où j'ai envie d'avoir un surligneur à côté de moi pour souligner toutes les jolies phrases qui le peuplent. Comme "La délicatesse" a été ma lecture sur la route du retour des vacances je ne pouvais donc pas mutiler mon livre de la sorte mais l'envie était pourtant bien là. Parce qu'il faut le dire, ce livre est une petite pépite d'écriture. Jamais un livre n'a eu un titre si approprié. J'ai vraiment été séduite par les tournures de phrases et la poésie ambiante de cette lecture, toute en douceur et en nuances, mais aussi en humour ! En effet, l'auteur s'amuse avec son lecteur en glissant  à droite et à gauche quelques apartés et des sortes de "mini chapitres" qui viennent aérer encore plus le texte.
Mon seul petit regret et de ne pas assez donner le point de vue du narrateur à son personnage principale, Nathalie, qui finalement existe majoritaire à travers les yeux de ceux qui la regardent. 

"Il y a des gens formidables qu'on rencontre au mauvais moment. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon moment."

Quand j'ai vu le film : 

Des écrivains qui adaptent leur propre livre, une idée séduisante qui peut mettre en confiance. Ben oui, qui peut adapter un livre sinon l'auteur lui-même ? Pourtant il y a quelques années j'avais été très échaudée avec l'adaptation de "La Mécanique du Coeur" qui est un de mes livres préférés et que j'avais trouvé massacré par la transposition cinématographique de son auteur : Mathias Malzieu. 
Heureusement je n'ai pas le même attachement pour "La délicatesse" que pour "La Mécanique du Coeur", je me suis donc lancée en toute confiance dans ce livre au casting cinq étoiles.

Audrey Tautou campe une Nathalie touchante et juste, un jeu parfait pour une actrice que j'aime énormément. François Damiens, quant à lui, vient insuffler un petit vent de folie dans le personnage de Markus. Un rôle qui lui va bien mais l'acteur m'a semblé un petit peu sous exploité par rapport à ce qu'il est capable de faire. Autour de ce duo on retrouve Audrey Fleurot, Pio Marmai, Mélanie Bernier et Joséphine de Meaux, des acteurs français très doués et malheureusement trop peu présents de nos écrans actuellement. Les images sont portées par une sublime bande originale signée par Emilie Simon, une artiste que j'aime énormément également.
Le film est très fidèle au livre, les images et la bande-son sont belles et juste, là encore tout est subtil mais malheureusement ça ne vient pas égaler la véritable délicatesse du bouquin. Du coup j'ai pu trouver le film un peu longuet par moment, avec une mise en scène vraiment très classique. C'est un bon film, mais peut-être pas inoubliable, comparé au livre qui m'a vraiment touchée. 




En bref :

Après quelques recherches j'ai vu que livre et film sont sortis quasiment simultanément. J'ai préféré le livre parce que la force de l'écriture est quelque chose qu'on n'arrive malheureusement pas toujours à retranscrire à l'écran. Même si le film est très fidèle au matériau d'origine, le livre a ma préférence parce que l'écriture était vraiment belle. J'ai hâte de découvrir un autre livre de cet auteur désormais !



Adaptation

Un livre et un film #5 : Respire

16:50

Bonjour à tous ! Aujourd'hui on se retrouve avec un nouvel article comparatif film/livre. Cela faisait longtemps que je n'en avais pas écrit. Il y a quelques mois j'ai vu un film qui m'a bouleversée et hanté mon esprit pendant des semaines. J'ai appris ensuite que ce film était en fait une adaptation d'un petit roman de moins de 200 pages et qu'il y avait pas mal de différences entre le livre et le film. Je me suis achetée le livre et l'ai lu en une après-midi. 
Aujourd'hui donc on parle de "Respire", un roman de Anne Sophie Brasme et adapté au cinéma par Mélanie Laurent. 

De quoi ça parle ?

Charlène est une jeune adolescente parisienne. Mal dans sa peau, asthmatique, elle est assez réservée et se fait assez peu d'amis jusqu'au jour où une nouvelle élève arrive dans sa classe. Sarah, son charme, sa beauté, sa répartie, son magnétisme. Une amitié se tisse entre les deux fille et très vite, Charlène développe pour Sarah une obsession très forte. 



Quand j'ai vu le film 

Je n'aime pas Mélanie Laurent, mais genre, je ne l'aime pas du tout ! Sa carrière musicale me laisse perplexe et je n'ai jamais été grande admirative de son jeu en tant qu'actrice. De plus les quelques apparitions télé que j'ai regardé ont provoqué chez moi un immense sentiment d'antipathie. Mais quand la promotion du film "Respire" est venue à mes oreilles, je dois bien dire que j'étais tentée. Plusieurs thématique abordés par le film m'intéressaient personnellement et universitairement (oui j'invente des mots). 
Quelques mois après la sortie cinéma j'ai téléchargé le film et j'ai été assez agréablement surprise de ce que j'y ai trouvé. 

Le film dure environ 1h30, et si mes souvenirs commencent à s'estomper (j'ai du voir le film il y a 3 mois maintenant), le ressenti que j'ai éprouvé à la fin du visionnage est toujours très vivace. On suit donc Charlène, interprétée par Joséphine Japy et Lou de Laâge dans la peau de Sarah. Les deux jeunes actrices ont toutes les deux été nominée au César du meilleure espoir féminin. Si je souligne ce petit détail c'est parce que ces deux jeunes filles sont débordantes de talent. J'ai été bluffée par leur jeu et j'espérais vraiment que l'une d'elles remporte le César. 

Le film se remarque par sa langueur, l'histoire prend vraiment le temps de se mettre en place au point que la première heure peut paraître réellement longue si on ne rentre pas directement dans le film. La mise en scène avec la caméra à l'épaule donne une certaine ambiance de malaise qui nous suivra jusqu'à la fin. On suit progressivement l'évolution de la relation entre ces deux personnages. Alternant les épisodes d'amitié, de haine, d'admiration, de mépris, de domination, de soumission, de douleur et de bonheur jusqu'à arriver à un climax final qui m'a coupé le souffle.

Ce qui m'a poussé à regardé ce film c'est parce que j'avais vu une critique quelque part sur le net qui en parlait comme un très beau portrait de la perversion narcissique. A cela s'ajoute toute une dynamique autour du harcèlement scolaire. Tout le film respire le malaise, l'oppression, l'étouffement. Je me suis immédiatement pris d'affection pour Charlène et la mise en scène nous pousse bien dans ce sens. J'ai été avec elle jusqu'à la fin du film au point où je me suis sentie presque mal jusqu'au dernier plan. J'ai terminé le film avec la boule au ventre et les heures qui ont suivies ont été très pénibles pour moi car je n'arrivais pas à m'enlever le film de la tête. 
Si je n'aime pas Mélanie Laurent je dois quand même lui rendre justice. En ce qui concerne la perversion narcissique, elle a absolument tout compris. Si vous voulez des renseignements sur ce trouble, je vous laisse un petit lien ici




Quand j'ai lu le livre 

C'est seulement hier, des mois après avoir vu le film, que je me suis décidée à m'acheter le livre à l'origine de "Respire". Écrit par Anne Sophie Brasme alors qu'elle avait 17 ans, ce petit livre de 190 pages se lit dans la journée. 

Racontée à la première personne par le personnage de Charlène, nous sommes au coeur de ses pensées et de ses ressentis. C'est un récit qui laisse peu de place au dialogue et donc peu de place à Sarah qui n'a que quelques lignes de dialogues (qui font mouche cela dit) et on se concentre davantage sur Charlène, et uniquement sur elle. Le dénouement final du film nous est dévoilé dès le début du livre et nous avons surtout le regard que Charlène porte là dessus, chose qui me manquait quand j'ai vu le film. 

Quand Sarah apparaît dans le récit de Charlène, l'histoire est déjà bien avancée et nous avons déjà eu un très bon aperçu de la personnalité torturée de Charlène. Le livre est beaucoup plus introspectif que le film qui se contente de décrire sans rentrer en profondeur. Pourtant j'ai eu beaucoup de mal à accrocher au personnage de Charlène. Si je l'ai immédiatement aimé dans le film, le livre présente une adolescente dans tout ce qu'il y a de moins original. Sans cesse mal dans sa peau, toujours malheureuse et très complaisante j'ai eu beaucoup plus de mal à l'aimer et à la plaindre que lorsque j'ai regardé le film. 
La relation entre Sarah et Charlène prend racine beaucoup plus tôt que dans le film. Si dans ce dernier les deux jeunes filles se rencontrent dans leur année de terminale, elles ont tout juste 13 ans dans le livre, ce qui laisse alors le temps à leur relation d'évoluer jusqu'à atteindre des sommets d'obsession, d'adoration et de haine. 
De plus j'ai eu beaucoup de mal à apprécier tout ce qui entoure le rebondissement final. Dans le film, cela apparaît comme une dernière tentative désespérée de Charlène mais le livre lui donne un rôle beaucoup plus vengeur, plus malsain, plus déterminé avec lequel j'ai eu plus de mal. La Charlène du livre est beaucoup plus obsédée que celle du film qui subit sa situation avec beaucoup de souffrance. Si le côté masochiste de sa personnalité est présent sporadiquement dans le film, il est bien plus présent et oppressant dans le livre ce qui m'a énormément gênée dans l'appréciation que j'ai pu avoir de ce personnage. 


On ne peut en tout cas pas dénier la qualité d'écriture d'Anne Sophie Brasme et c'est même assez bluffant d'écrire une relation toxique aussi justement à un âge aussi jeune. Je suis très satisfaite de mon moment de lecture même si j'ai préféré le film car il a su créer plus d'empathie chez moi. Je suis quand même très heureuse d'avoir lu un livre de cette auteur et je pense tenter ma chance très prochainement avec des livres plus récents. 


En bref :

Je suis incapable de vous dire si j'ai aimé ce film ou pas. Une chose est sûre, il m'a véritablement retournée et pris aux tripes. Malgré un personnage beaucoup moins attachant dans le livre, celui-ci se dévore en un rien de temps ! Je vous conseille les deux fortement mais avec une petite préférence pour le film qui laisse beaucoup de place à Sarah, brillamment interprétée.


La bande annonce du film : 


Et vous ? Vous avez lu/vu "Respire" ? Qu'en avez vous pensé ?

Adaptation

Un livre et un film #4 : Dark Places

17:00

Je dois avoir une malédiction en ce qui concerne les livres de Gillian Flynn. Si vous suivez le blog depuis quelques temps, vous avez sans doute du voir mon article du mois d'octobre dans lequel je vous disais avoir lu "Les apparences" quelques jours avant d'aller voir "Gone Girl" au cinéma. 
Lorsque j'ai découvert, il y a quelques semaines, la bande annonce du film "Dark Places", la nouvelle adaptation d'un livre de Gillian Flynn, je me souviens avoir dit à mon copain "on ira le voir celui-là ? Parce que je ne peux pas lire tous les livres adaptés quand même..." Mais évidemment si j'écris cet article aujourd'hui c'est que je ne me suis pas contenté seulement du film. Comme pour "Les apparences", j'ai acheté "Les lieux sombres" quelques jours à peine avant sa sortie. Et j'ai réussi à le terminer juste avant d'aller le voir au cinéma. Retour donc sur cette nouvelle adaptation de Gillian Flynn.

De quoi ça parle ?


Libby Day a sept ans quand sa mère et ses deux soeurs se font sauvagement tuer dans la maison familiale. Traumatisée, Libby accuse son frère aîné, Ben, qui a quinze ans. 
Vingt cinq ans plus tard, Libby souffre de dépression chronique, toujours hantée par les fantômes de son passé. Elle est contacté par le Kill Club, dont les membres passionnés de faits divers sont toujours en quête de vérité concernant les meurtres de la famille Day. Libby accepte de se replonger dans son passé pour démêler le vrai du faux. 




Quand j'ai lu le livre : 

A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai toujours pas vu le film. Je prends donc un peu d'avance sur ma chronique dans l'idée aussi que le fait de ne pas avoir vu le film n'influencera pas l'idée que j'ai pu me faire de ce livre. 
Comme pour "Les apparences", l'histoire prend son temps pour se mettre en place. Mais une fois l'intrigue réellement dressée, je n'ai pas été capable de lâcher mon livre. J'ai été accro à cette histoire, ce mystère qui entoure le drame familiale de Libby. J'avais tout un tas de théories concernant la résolution du roman, et même si j'avais réussis à deviner certaines éléments de réponse, la fin du livre m'a dévasté émotionnellement. Tout le bouquin est pris d'une ambiance malsaine, peut-être encore plus terrible lors de ma lecture précédente de Gillian Flynn. Cette auteure a vraiment le talent pour instaurer une ambiance dans ses pages.
L'histoire se lit à travers les yeux de Libby lorsqu'elle est adulte mais aussi de sa mère, Patty et de son frère Ben le jour du drame. Ce triangle de point de vue m'a paru un peu flou au départ. Certains chapitres concernant la mère ne m'intéressaient pas plus que ça. Mais quand tous les fragments se recoupent et que l'histoire s'étale sous nos yeux, j'ai trouvé alors que tout le film était une fresque formidable où chaque détail compte. 
Même si le thriller ne fait pas partie de mon genre de prédilection, j'ai passé un moment de lecture incroyable et je ne saurai que trop vous recommander ce livre pour tout le suspens et la qualité d'écriture.


Quand j'ai vu le film :

Hier soir, jour de la sortie du film, je ne tenais plus en place avant d'être dans la salle de cinéma. J'avais tellement hâte de le voir, mais aussi quelques inquiétude : la peur toute naturelle d'être déçue par rapport au livre.

En terme d'adaptation : le film reste très fidèle au livre. Malgré quelques petits détails qui changent, l'esprit du livre n'en est pas dénaturé pour autant. Le casting de ce film est juste dingue, j'adore Charlize Theron et Nicholas Hoult qui jouent tous les deux très bien. J'ai trouvé que le film était une version très accéléré du livre, ce dernier prenant vraiment son temps pour placer l'intrigue, l'ambiance, les personnages et qui laisse doucement le malaise s'installer. A part une ou deux scènes où on ressent une certaine tension, le film reste trop en surface par rapport aux liens entre les personnages et les conséquences désastreuses du drame familiale sur le personnage de Libby.
Aussi si vous avez lu le livre, ou non, le film est beaucoup moins violent que le livre, beaucoup de détails sont épargnés au point que le film parait presque aseptisé par rapport au bouquin.

Mais si le film est fidèle au livre, il possède quand même quelques défauts. Le film fait l'erreur de présenter certains détails au début du film pour ne pas nous les préciser à la fin, je trouve que c'est dommage pour les personnages qui n'ont pas lu le livre. J'étais accompagné de mon copain et d'une amie et j'ai du leur rééxpliquer certains détails qui ne trouvaient pas de réponse à la fin du film.
Exemple spoiler (surligner le texte) : à aucun moment on n'explique comment arrive les messages sataniques écrits dans le sang sur la scène du crime. De même que la présence de sang étranger sur le drap d'une des soeurs trouve une justification dans le livre, mais pas dans le film.
Ce sont des petites inattentions qui aurait pu se réparer en trois lignes de dialogues mais qui ne le sont pas et donnent donc au film un aspect pas très fini, voir même par moment incohérent pour ceux qui n'ont pas lu le livre. De même, si j'ai trouvé que le film me paraissait très accéléré, cela n'a pas été le cas pour ceux qui étaient avec moi et qui ont trouvé pas mal de longueurs au film qui s'attardait là où ce n'était pas important.


Je vous laisse découvrir la bande annonce ici :

En bref :

Un très très bon livre qui a été un coup de coeur pour moi, qui m'a travaillé pendant plusieurs jours. Une adaptation fidèle mais qui laisse de côté certains détails au risque de créer des incohérences. 


Et vous, avez vous lu "Les lieux sombres" ou vu "Dark places" ? Qu'en avez vous pensé ?

Adaptation

Un livre et un film #3 : Libre et assoupi

16:00

Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel article comparatif entre film et livre. A vrai dire cela fait maintenant longtemps que j'ai lu le livre (et vu le film) mais l'idée de cet article est toujours dans ma tête parce que j'ai finalement pas mal de choses à en dire. Il s'agit du livre "Seul, libre et assoupi" de Romain Monnery et de son adaptation renommée "Libre et assoupi" réalisée l'année dernière par Benjamin Guedj. 

Si je me suis intéressée à ce film au départ c'est parce qu'elle comprend la participation de deux acteurs que j'aime énormément : Baptiste Lecaplain et Charlotte Lebon. Mais comme je l'ai souvent évoqué j'aime lire le livre avant d'en voir son adaption et plusieurs mois séparent ma lecture avec mon visionnage du film. 



De quoi ça parle ?

Nous suivons ici l'histoire de Sébastien (son prénom dans le film car on ne le connaît pas dans le livre), jeune prodige surdiplomé qui a une seule ambition dans la vie : en faire le moins possible. Arrivé à la fin de ces études il quitte le domicile familial et s'installe dans une collocation parisienne avec Anna, une ancienne amie de fac, et un certain Bruno. S'ensuit alors le quotidien de ces jeunes adultes.


Quand j'ai lu le livre 

Véritable apologie du vide et de la fainéantise, j'ai détesté ce personnage principal sans nom, totalement antipathique. C'est un petit roman que j'ai lu en une journée mais qui m'a donné une sensation d'ennui terrible (en adéquation avec son personnage principal, toutefois). On suit un quotidien morne, avec des personnages secondaires sans aucun relief bien que ponctué (trop rarement) d'épisodes un peu décalés qui donne un peu de souffle et de légèreté au récit. 
J'ai détesté cette lecture parce que je déteste tout ce que représente ce personnage, une apologie du rien, une allégorie du petit con qu'on a envie de détesté parce qu'il a toutes les ressources intellectuelles pour faire plein de choses intéressantes mais qui reste sur son canapé toute la journée à ne rien faire (au sens littéral hein, il ne regarde même pas la télé, ne lit pas de livre ou ne joue pas aux jeux vidéo).
Toutefois ce roman est aussi une bonne critique de la société actuelle et de son traitement des jeunes adultes à l'heure de l'entrée dans la vie active. Fable du passage de l'enfance à l'âge adulte, le point de vue de l'auteur est quand même assez intéressant à souligner. 


Quand j'ai vu le film

Dégoûtée par cette lecture désastreuse, il s'est passé de longs mois avant que je me décide à regarder son adaptation. Et là, miracle ! Une perle du cinéma français. 

Comme évoquée plus haut, j'étais intéressée par ce film grâce à la présence des deux acteurs principaux. Et dieu ce que je peux les aimer ces deux là ! Baptiste Lecaplain donne un nouveau souffle à ce personnage antipathique et le transforme en petit con sympatique, un peu inadapté mais relativement attachant. Charlotte Lebon est pleine de charme et apporte la touche de fraicheur à ce film. Et le troisième rôle (Felix Moati) est là pour la touche d'humour. 
En terme d'adaptation, le film est quand même très fidèle à l'esprit du livre, on ressent cette même langueur du personnage principal, mais beaucoup de détails sont apportés au film pour que celui-ci nous fasse passer un bon moment, à la manière d'un feel-good movie. Les gags et les clip show se succèdent avec beaucoup de fluidité et la fin différente de celle du bouquin ouvre d'autres perspectives pour le personnage de Sébastien.





En bref :

Une très belle adaptation cinématographique qui sait ce montrer fidèle à l'esprit du livre mais qui sait en corriger ses erreurs et ces longueurs. Ce film s'ajoute à ma courte liste des adaptations plus réussies que le livre original. Les acteurs nous rendent attachants des personnages fictifs fades et ennuyants. Un film français différent de ce qu'on peut voir, un bon divertissement même si il subsiste quelques longueurs. 

Adaptation

Le bleu est une couleur chaude de Julie Marot

14:00

A la fin de l'année 2013 est sorti au cinéma un film qui a fait beaucoup de bruit : "La vie d'Adèle" réalisé par Abdellatif Kechiche. Beaucoup de polémiques ont tourné autour de ce film à cause des conditions de tournage difficiles, des scènes de sexe simulées ou non, ou des équipes technique malmenées durant toute la production de ce film qui aura récolté pas moins que la Palme d'Or au Festival de Cannes (et beaucoup d'autres récompenses à l'étranger). 
Quand un film fait autant de bruit comme celui-là, je ne peux m'empêcher de le regarder par pure curiosité et aussi un certain intérêt cinéphile. Ce film a été pour moi un calvaire. Trois heures de vide, de scènes sexuelles trash, vulgaires et beaucoup trop graphiques à mon goût, une réalisation très moyenne, une suprématie de gros plans qui m'a vite étouffée, un jeu d'acteur qui m'a laissé de marbre, un message faussement social et un scénario qui n'aboutit finalement à pas grand chose. Bref, une très grande déception. 

Si je vous parle de tout ça c'est parce qu'il n'y a pas longtemps, au travail, une de mes collègues et amie (qui est fan du film) me disait avoir le roman graphique qui l'a inspiré mais ne l'avait toujours pas lu. Comme ce n'était pas dans ses priorités je lui ai gentiment demandé de me le prêter pour que je puisse faire le comparatif oeuvre d'origine/adaptation comme j'aime le faire. C'est comme ça que je me suis retrouvée en possession du "Bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh. 



De quoi ça parle ?


Clémentine est au lycée dans une classe littéraire. Elle mène une vie tout à fait ordinaire jusqu'au jour où elle croise en ville une fille aux cheveux bleus. Ces quelques secondes la marqueront à jamais. 







Quand mon amie m'a prêté sa bande dessinée (ou roman graphique mais je vois pas tellement la différence), j'étais encore dans ma lecture de "L'Histoire sans Fin". Mais comme cela s'annonçait être un court moment de littérature, j'ai délaissé mon livre un soir après le boulot pour me concentrer sur cette BD. Et grand bien m'en a pris ! 

J'ai ADORÉ cette BD, pour beaucoup d'aspects. Déjà pour commencer, les graphismes sont juste magnifiques ! Certaines cases étaient tellement belle que je suis restée plusieurs secondes à les regardes. Le dessin est fin, l'utilisation des couleur est judicieuse, bref j'aime énormément le style graphique très agréable, très doux aux yeux. 

Pour ce qui est de l'histoire, j'ai enfin vu une véritable romance amoureuse par rapport à ce que l'adaptation peut montrer. Les personnages m'ont énormément touchées, j'ai trouvé le récit très sensible, sincère, très pudique. Si dans le film j'avais trouvé les scènes de sexe trash et directes, elles sont ici empreintes de désir et d'érotisme (et elles ne durent pas une éternité au point de rendre mal à l'aise !). L'écriture est douce, certaines phrases me sont restée en tête. J'ai véritablement vu une très belle histoire d'amour naître page après page, un vrai discours amoureux et une très belle description de tout ce qui se rapporte aux fantasmes adolescents et comment ceux-ci nous construisent en tant qu'adulte. 

La trame narrative est beaucoup mieux construite que celle du film. J'ai toutefois un petit bémol concernant la fin qui vient beaucoup trop vite à mon goût. Même si elle est annoncée dès les premières cases, elle n'occupe finalement que très peu de pages dans la dernière partie de la BD. Tout vient très vite sans que rien ne nous y prépare finalement. Et cette fin, mais quelle fin ! Tellement plus significative, tellement plus forte en émotions, tellement pleine de sens que je me demande pourquoi elle n'a pas été gardé pour l'adaptation. C'est une fin triste mais qui a une certaine beauté en soi. 

Autre petit bémol qui m'empêche d'avoir le coup de coeur c'est le message de tolérance diffus tout au long de la BD. Alors je ne dis pas que c'est pas bien, parce qu'évidemment les relations homosexuelles sont encore difficilement acceptées par beaucoup. Mais je pense parce que faire passer des messages par les BD soient le meilleur lieu. 
Enfin je veux dire, si je lis cette BD c'est que je sais déjà ce que je vais y trouver, j'ai déjà une certaine ouverture d'esprit de par mon éducation ou mes rencontres qui fait que je ne vais pas être scandalisée par ce que je vais trouver en ouvrant le livre. Mais par contre je vois mal Christine Boutin acheter la BD de Julie Maroh. Lire cette BD est déjà un acte de tolérance et d'acceptation ou d'ouvrerture d'esprit, le message alors délivré par toute la BD n'est peut être que redondant pour le lecteur car il ne sent peut alors pas concerné par celui-ci. 
Par contre j'ai énormément aimé la différence que le personnage de Clémentine fait entre l'homosexualité (ou n'importe quelle relation amoureuse d'ailleurs) comme affaire intime ou affaire publique qui la différencie du personnage d'Emma, qui est beaucoup plus militante. Cette différence entre ces deux personnages est beaucoup plus porteuse de sens comme certaines phrases toutes faites telles que "moi je m'en fiche de ce que font les gens chez eux, chacun fait ce qu'il veut" qui est finalement beaucoup plus creux et surfait, presque infantilisant et indigne de tout le reste de la BD. 


En bref :

Une lecture qui a du me prendre une heure mais qui m'a beaucoup plus apportée que trois heures de film. Beaucoup plus de profondeur. Des dessins magnifiques et une histoire si touchante que j'en avais des frissons à la toute fin. Si la critique sociale n'était pas aussi présente pour laisser place à un récit plus intimiste ça aurait été un véritable coup de coeur pour moi ! 

Adaptation

Un livre et un film #2 : Gone Girl/Les apparences

19:10

Quand un film sort au cinéma et que ce dernier est une adaptation de roman j'ai la sale habitude de foncer en libraire pour m'acheter le bouquin et pour le lire vite avant la sortie du film. Je n'avais pas vraiment prêtée attention à Gone Girl, jusqu'à ce que mon copain m'en parle. Après une brève recherche sur internet : réalisateur, acteur, bande annonce, je tombe sur le nom de l'auteur du livre et je fonce alors me l'acheter. Il me reste alors 5 jours pour dévorer le livre avant d'aller dans les salles obscures. Un pari risqué car le livre est plutôt gros et que mon amoureux m'accapare pas mal de temps ! 

Mais le défi est réussi et la semaine dernière, un jour après sa sortie nous nous sommes rendu au cinéma pour apprécier l'adaptation. 

Le livre et le film racontent l'histoire de la disparition d'Amy le jour de son cinquième anniversaire de mariage avec Nick. Un salon dévasté, l'absence d'un cadavre et un mari plus ou moins coopérant avec la police porte à croire que celui-ci a des choses à cacher. Entre suspens, retournement de situation et manipulation, voici ma critique du livre et du film !




Quand j'ai lu le livre :

Paru sous le nom original "Les apparences", le bouquin a été écrit par Gilliam Flynn. Je ne saurais pas dire si j'ai aimé ou pas le livre. Mais ce que je peux dire c'est que j'ai été très prise par l'histoire. Même si la première moitié est un peu longue, dès le premier retournement de situation on se prend vite dans l'histoire et on enchaîne les pages pour comprendre, avoir les réponses à toutes les questions qui sont posées dans les premiers chapitres. 

C'est un récit qui se fait à deux voix, la voix de Nick Dunne devant les évènements, dans le présent et devant la disparition de sa femme. Cette dernière Amy qu'on découvre à travers les pages de son journal intime, de sa rencontre avec Nick jusqu'à la date de sa disparition. 

Le personnage de Nick Dunne fait froid dans le dos aux premiers abords, je n'ai ressentie aucune empathie pour lui avant d'apprendre à mieux le comprendre et à mieux comprendre ce qui se passait autour de lui. J'ai aimé me laisser porter par les pages, ce récit qui joue peu à peu avec nos nerfs, où les apparences sont trompeuses.

La dernière partie du livre m'a subjuguée par la qualité des dialogues, l'enchaînement des évènements et les confrontations finales qui livrent une véritable peinture de la perversion et de la manipulation. Sans en dire trop il se dégage du livre une ambiance malsaine qui met mal à l'aise. J'ai fermé le livre en me sentant mal mais avec la satisfaction d'avoir lu quelque chose capable de me transporter là où je ne l'aurai jamais imaginé. Même si j'avais établis tout un tas de scénarios dans ma tête avant d'arriver à la fin, rien n'approchait ce qui se passe réellement. 



Quand j'ai vu le film :

Un jour après sa sortie, me voila au cinéma avec mon copain pour voir l'adaptation d'un livre que j'avais terminé quelques heures plus tôt. l'avantage quand on voit une adaptation avec quelqu'un qui n'a pas vu le livre c'est de pouvoir juger à ses réactions si les retournements de situations sont réalisés de manière efficace.

De manière générale c'est une bonne adaptation. J'ai beaucoup aimé la performance de Ben Affleck car il a le visage et les gestes qu'il faut pour exprimer toute la complexité de son personnage. Quant à Rosamund Pike j'ai aimé son jeu qui se fait tout en subtilité, tout passe en un regard avec elle. Un duo d'acteurs formidables et une mise en scène qui rend justice au livre.

Malgré un générique beaucoup trop cadencé au début on retrouve après un rythme égal au bouquin ou tout prend forme petit à petit avec lenteur mais sûreté. Je regrette juste la fin ou j'aurai aimé voir beaucoup plus des dialogues que j'ai pu trouver dans le livre, mais on ne pouvait pas tout mettre et le film regorge déjà de détails que je redoutais voir oubliés lors du passage du livre à l'écran. 
L'esthétique du film est aussi à remarqué, tout en nuances feutrées, comme si on était constamment entre l'aube et le crépuscule. 



En bref :

Un livre très bien écrit, avec une histoire qui nous tient en haleine jusqu'au bout et une adaptation qui malgré quelques oublis nécessaires reste excellente par la performance des deux acteurs principaux. 

Adaptation

Un livre et un film #1 : Nos Etoiles Contraires

17:00

"Nos Etoiles Contraires", il y aurait beaucoup de choses à en dire car cela fait des mois que j'ai lu le livre et que j'attendais sa sortie au cinéma. Maintenant que j'ai vu le film je suis très heureuse et impatiente de pouvoir vous partager mon avis sur la question. 


Pour commencer de quoi ça parle ?

Hazel Grace Lancaster a 17 ans et souffre d'un cancer contre lequel elle lutte depuis des années grâce à un traitement expérimental. A la demande de sa mère qui la trouve un peu trop mélancolique elle rejoint un groupe de soutien pour adolescents malades où elle rencontre Augustus Waters, 18 ans, en rémission après un cancer qui lui a couté l'amputation d'une jambe. 




Quand j'ai lu le livre :

"Nos Etoiles Contraires" est écrit par John Green et a été publié en 2012. Il fait partie des livres qui ont envahi la blogosphère en très peu de temps. Je voyais tout le temps cette couverture bleue, noire et blanche fleurir partout sur la toile avec des titres tellement accrocheurs que j'ai finalement été intriguée. Je n'ai lu aucun article le concernant car je ne voulais avoir aucun élément de l'histoire avant d'avoir le livre entre les mains. 
Je suis donc allée à la Fnac pour chercher ce fameux Graal. Après quelques minutes de recherche rien. Je me tourne alors vers une vendeuse qui m'entraine vers le rayon "littérature jeunesse" et alors je vois le livre. J'ai soudain un doute, j'ai 22 ans et je me retrouve à acheter un livre pour ado. Ca ne m'étais pas arrivé depuis des années (à part Hunger Games que je trouve quand même très adulte). Et si je faisais fausse route ? Et si j'allais tomber sur une histoire totalement mièvre où tout est rose et où tout se termine bien dans le meilleur des mondes ? 
Je décide quand même de prendre le livre et je le lis immédiatement. Et là... je le dévore, littéralement. En deux jours je me suis retrouvée submergée par des émotions que je n'aurais jamais cru capable d'avoir en lisant un livre. La force des personnages et de leur histoire, je me suis pris une véritable claque dans la gueule et j'ai refermé le bouquin avec l'intime conviction que je venais de lire une des plus belles histoires depuis le début de l'année. J'ai attendu patiemment de voir le film, non sans une certaine appréhension et voila qui est désormais chose faite. 



Quand j'ai vu le film :

Quand je vais au cinéma pour voir une adaptation ce n'est jamais sans une certaine inquiétude : est-ce que je vais être déçue ? Est-ce que j'attends trop de ce film ? Est-ce que les acteurs vont me plaire ? Est-ce que le réalisateur va rester fidèle à l'histoire ?

"Nos Etoiles Contraires" a comblé toutes mes espérances en matière d'adaptation. C'est très très très fidèle et respecte à la ligne près certains dialogues du film. Même si je n'ai lu le livre qu'une fois il y a quelques mois ne n'ai pas eu l'impression qu'il manquait certains passages. J'ai vu tout ce que j'avais envie de voir dans le film. 
La bande son est géniale, très touchante et assez présente pour qu'on la remarque sans pour autant qu'elle prenne le pas sur ce qu'il se passe à l'écran. 

J'ai eu un immense coup de coeur pour les acteurs qui m'ont fait aimer les personnages plus que je ne les aimais déjà. J'ai trouvé Augustus beaucoup plus touchant et vrai que dans le livre, l'interprétation est pleine de justesse et de sincérité. J'ai redécouvert Laura Dern dans le rôle de la mère d'Hazel alors que je ne l'avais pas vu dans un autre film que Jurassic Park. Pour moi ça a été une révélation car je n'avais jamais trop prêté attention au personnage de la mère en lisant le livre. Là j'ai découvert une femme sensible et concernée. J'ai aimé cette interprétation tout en douceur et en légèreté. Un grand bravo pour avoir donné à ce personnage plus de relief qu'il ne semblait avoir dans le livre. 
Et que dire de Shailene Woodley ? Ca fait quelques temps que je la vois un peu partout au cinéma : Divergente, The Spectacular Now... J'ai l'impression que c'est une nouvelle étoile montante d'Hollywood et son charisme éblouit tout au long du film. C'est une très bonne Hazel Grace, elle convenait parfaitement au personnage que je m'étais représenter dans ma tête. 

Et bien sur je ne peux pas parler du film sans parler de l'émotion qui s'en dégage et c'est là sa grande force, c'est extrèmement bien fait, bien joué, bien monté. Certains passages un peu anodins dans le bouquins m'ont ici tiré les larmes aux yeux. J'ai été très émue des le premier quart du film jusqu'au grand final où alors ça a été les grandes eaux. 

Mais je retiens avant tout la beauté de cette relation et des dialogues entre les personnages et je remercie John Green et Josh Boone pour avoir aborder d'une si belle manière la maladie, la mort, l'amitié, l'amour. 


En bref :

FONCEEEEEEEZ !!!!! Okay ?